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Bientôt la fin du monde,
le 21 décembre 2012 ! Pour ceux qui croient aux prédictions des Mayas, aux effets dus à l’inversion des pôles, à la planète Nibiru des Sumériens, ces deux années à venir ne vont être que guerres, conflits et catastrophes naturelles.
Cette actualité liée à la sortie d’un film hollywoodien, à effets spéciaux et spectacles hors normes, est en opposition à une autre actualité plus sérieuse et émouvante :
la chute du mur de Berlin,
le 9 novembre 1989. La fin de la guerre froide, du bloc communiste, et de la tragédie d’un peuple lui même bourreau pendant la seconde guerre mondiale.
Toujours en novembre, cette semaine c’est la journée internationale contre la violence faite aux femmes, le 25 janvier. Parler des femmes en France, de la violence quotidienne qu’elles subissent, oriente tout de suite le débat vers le port de la Burka, un « vêtement » qui transforme les femmes en fantôme… Dans le pays où elles se sont battues pour porter des pantalons ! C’est étrange. D’ailleurs cette tenue vestimentaire n’en est pas une, elle est une non réalité, une non identité, elle dématérialise le corps, nie l’existence et produit au final l’effet inverse du message voulu, si il en existe vraiment un !
Notre curiosité devrait soulever ces voiles. Peut être aurions-nous des surprises sur ces femmes qui marient Burka, maquillage, téléphone portable, et sac à la mode, sans se soucier des contradictions.
Quel est donc le sens de tout cela ? Les derniers soubresauts d’un fondamentalisme radical face à une mondialisation qui ne lui laisserait aucune place, une question identitaire lié à un phénomène sociétal…
La société n’est pas la cause de tous les maux, c’est une solution trop simpliste.
Nous sommes présents sur Terre grâce à nos ancêtres, dont nous portons l’empreinte. Nous véhiculons le lieu où nous sommes nés. En grandissant, nous évoluons en nous nourrissant de notre environnement. Parfois, l’écart entre ce que nous sommes et ce que nous vivons est si grand, que des dissonances intérieures surviennent. La société donne des repères, des règles pour permettre à tous de vivre dans le respect des uns et des autres, mais rien de plus. Il ne faut pas lui apposer ses propres troubles.
Le dalaï-lama confiait il y a deux ans ce qui lui paraissait le plus surprenant dans l’humanité : des hommes qui ne vivent pas dans l’action. Des hommes qui vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.
Quelle humanité voulons-nous laisser à nos enfants en acceptant l’époque dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? Une remise en question qui nous est douloureuse pour le moment…
- La Rédaction

