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Ostéoporose, la maladie des os fragiles

Article du 13-10-2009

 

Prévention, diagnostic et traitement, trois étapes indispensables pour lutter contre l’ostéoporose.

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L’ostéoporose se caractérise par une diminution de la densité des os du squelette. La modification de leur architecture interne affecte leur résistance. Le nombre de cas d’ostéoporose augmente et devient aujourd’hui une question de santé publique, et un poids financier. Cette maladie coûte cher à notre système de santé. Les dépenses hospitalières s’élèvent à plus de 800 millions d’euros pour l’ensemble des fractures.

 

Les femmes sont tout particulièrement concernées, notamment durant la période de la ménopause. Les hommes âgés ne sont pas pour autant épargnés. Chaque année en France, environ 250 000 fractures sont dues à l’ostéoporose. Les plus courantes : fracture vertébrale, fracture de l’extrémité supérieure du fémur (col du fémur), fracture du poignet, fracture de hanche. A terme, ces fractures peuvent être la source d’infirmités.

 

La détection de cette grave pathologie est une priorité. L’ostéodensitométrie est une technique d’exploration qui dépiste des valeurs basses de densité osseuse, alors même qu'il n'existe aucun symptôme. Cet examen est l’approche diagnostique la plus précise et s’effectue sur prescription du médecin traitant, ou du spécialiste. Pratiqué par un radiologue ou un rhumatologue, il dure moins de 20 minutes et ne présente aucun danger. Les mesures sont effectuées sur deux parties du corps : le rachis et le col du fémur.

 

Le diagnostic de l’ostéoporose doit être précis car les formes de la maladie sont multiples. L’ostéoporose post-ménopausique est directement liée au vieillissement. Mais il existe également une ostéoporose due à une médication prolongée, par exemple une corticothérapie supérieure à 3 mois, c’est l’ostéoporose cortisonique.

Certaines pathologies comme des affections des glandes endocrines induisent, elles, l’ostéoporose endocrinienne.

 

Le traitement s’envisage aussi bien en prévention primaire (avant que l’ostéoporose ne s’installe), qu’en prévention secondaire (après la survenue de la première fracture).
Il existe aujourd'hui des traitements efficaces qui réduisent jusqu’à 60% le risque de fracture vertébrale, et 40% le risque de fracture du poignet ou de la hanche. D’une durée moyenne de 18 mois à 4 ans, ils préviennent le risque de nouvelle fracture si l’observance est bien respectée.

Les protecteurs de hanche sont une alternative intéressante, notamment chez les patients fragiles, institutionnalisés, à fort risque de chutes.

 

Les traitements médicamenteux.
- Les bisphosphonates rétablissent le remodelage osseux à son niveau pré-ménopausique, et améliorent la balance résorption-formation osseuse.
- Les modulateurs des récepteurs des oestrogènes, comme le raloxifène.
- Le tériparatide qui stimule la formation osseuse.
- Le ranélate de strontium qui améliore l’équilibre du métabolisme osseux.
Administré quotidiennement, il permet de réduire de 40% le risque de fracture vertébrale et de 15% le risque de fracture non vertébrale.

 

Attention aux chutes.
Pour qu’un traitement reste efficace, il faut éviter les chutes et surveiller tous les symptômes qui peuvent les provoquer :
- Baisse de l’acuité visuelle.
- Troubles neuromusculaires ou orthopédiques.
- Environnement domestique inadapté.
- Traitements pouvant altérer la vigilance : somnifères ou tranquillisants.

 

Facteurs de risques sur lesquels il est possible d’agir.
- Troubles du régime alimentaire avec carences en calcium et vitamine D.
- Perte de poids et activité physique insuffisante.

 

Les facteurs de risque fixes incluent l’âge, le sexe, les antécédents familiaux, l’existence d’une fracture antérieure, l’ethnie (les plus touchées : caucasienne et asiatique), la ménopause… Si on ne peut pas agir directement sur eux, on peut les anticiper, et donc les prévenir.

 

Plus qu’une simple maladie, l’ostéoporose conditionne « la manière » de vieillir pour l’ensemble de la population. Il est donc de l’intérêt général de porter un effort sur la prévention et de trouver des traitements toujours plus performants.

 

Pour en savoir plus :

L’Assurance Maladie prend en charge l’ostéoporose pour les patients à risques.
L'ostéoporose, enjeu majeur de prévention, concerne plus particulièrement les femmes (7 femmes pour 1 homme) présentant certains antécédents.

Les experts médicaux de la Haute Autorité de Santé ont défini les facteurs de risques médicaux de l’ostéoporose qui rendent nécessaire un examen diagnostic.
Ces indications médicales s’adressent environ à 6 millions de personnes en France.

Depuis le 1er juillet 2006, l’ostéodensitométrie (examen de la densité osseuse aux rayons X) est prise en charge par l’Assurance Maladie, pour les personnes concernées, dans le respect de certaines indications. Il est remboursé à 70 % sur la base d’un tarif fixé à 39,96 €.

S'informer :
www.ameli.fr

« Ostéoporose en 100 questions ». - Assistance Publique Hôpitaux de Paris- Ed NHA Communication.

http://www.grio.org/grandpublic.asp
GRIO : Groupe de Recherche et d'Information sur les Ostéoporoses

Secrétariat du GRIO
Centre d'Évaluation des Maladies Osseuses
Hôpital COCHIN - 27, rue du Faubourg Saint Jacques - 75014 PARIS

AFCOP, association des Femmes contre l'Ostéoporose
90 boulevard du Général Konig - 92200 Neuilly
01 42 54 92 92

 

 

  • Laurence Rouvier

Copyright photo : Fracture du col fémoral à gauche

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