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Marco Polo II : une politique de transport pour le futurArticle du 04-08-2009
Le transport de marchandises européen doit s’adapter au contexte actuel de protection de l’environnement, de diminution des énergies fossiles et de la généralisation de l’écotaxe. Un vrai défi. |
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S’il porte un nom illustre du voyage, de l’exploration et du négoce, ce programme européen a d’autres ambitions. Il aide financièrement les initiatives des pays membres de l’Union Européenne, UE, pour améliorer les performances environnementales du système de transport de marchandises.
Ces initiatives peuvent aussi concerner les relations de transports marchandises entre un Etat membre et un pays tiers proche.
Objectif du programme : favoriser les modes de transport plus compatibles avec l’environnement comme le transport fluvial,
le rail et le transport maritime à courte distance, et réduire le plus possible les parcours routiers. Protection de l’environnement, mais aussi souci de désengorgement des infrastructures, les actions envisagées sont variées. Par exemple, des autoroutes de la mer pourraient être mises en place entre la France et l’Espagne, afin d’éviter le goulot d’étranglement routier dans les Pyrénées.
Cette idée est issue du livret blanc de 2001 sur la politique européenne de transport. Une politique qui devrait déboucher sur des propositions concrètes en 2010, et préparer une vision d’avenir pour le transport et la mobilité jusqu’en 2020.
La Suisse pays tiers, voisin de la France, développe des
actions bénéfiques pour la circulation et la protection de l’environnement. En taxant lourdement le transport routier de marchandises, elle favorise le transport ferroviaire. Mais depuis quelques temps, elle s’intéresse à un autre réseau de transit des marchandises pour communiquer avec ses voisins : le transport fluvial. Utiliser les canaux pour faire circuler les marchandises du Nord au Sud de l’Europe sur des péniches, c’est la clé du projet. Avec notamment la réhabilitation du canal transhelvétique.
Mieux, la Suisse aurait un projet de réseau souterrain de livraison de marchandises. Un tube futuriste qui relierait les villes entre elles. Entièrement automatisé, le réseau de tunnels permettrait de faire circuler des convois sous nos pieds en flux continu. Le projet Swiss Cargo Tube est actuellement à l’étude et semble tout à fait viable. Un projet similaire est en cours en Allemagne.
Ces projets répondent aux questions d’augmentation du trafic,
et de la congestion qui en découle. D’autres réponses sont envisagées, comme établir des voies distinctes pour les passagers et pour le fret, probablement sous la forme de corridors séparés. Une certitude, le secteur du transport connaîtra ces prochaines années une révolution pour s’adapter à la fois aux effets du changement climatique et à l’augmentation de la population mondiale. Pour l’heure, le secteur des transports représente environ 7% du Produit Intérieur Brut, PIB, et plus de
5% de tous les emplois dans l’UE. Un marché non négligeable…
Pour en savoir plus :
www.euractiv.fr
www.ec.europa.eu
- Laurence Rouvier
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