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Les dangers de l’interaction médicamenteuseArticle du 16-03-2010
La mauvaise utilisation du médicament est une question de santé publique. Face à ce réel danger, des actions pragmatiques ou originales sont entreprises. |
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Pour traiter les maladies, la Médecine utilise une thérapeutique. Sa finalité : soigner. Comment ? Par l’utilisation de médicaments ciblés et l’application de stratégies thérapeutiques personnalisées. Une efficacité qui s’accompagne d’une information sur les risques de l’interaction médicamenteuse.
L’utilisation de médicaments (polymédication) de façon inappropriée porte un nom : la iatrogénie. Selon le Petit Larousse, iatrogène se dit d’un « trouble ou d’une maladie provoqué par un acte médical ou par les médicaments, même en l’absence d’erreur du médecin ». Cette pathologie recouvre tout ce qui est du domaine de l’action médicale, y compris par extension, l’automédication.
Qui surconsomment les médicaments ? Les aînés sont concernés, (1/3 de toutes les prescriptions médicamenteuses s’adressent aux plus de 65 ans), mais ils ne sont pas les seuls ! La surconsommation des Français s’expliquerait par leur culture du médicament et les multiples vertus qu’ils lui prêtent !
Un constat accablant : les mauvaises interactions médicamenteuses sont responsables de 128 000 hospitalisations et 8 000 décès annuels.
Un coût humain lourd et, pour une bonne partie, évitable.
Pour lutter contre le risque iatrogène, des pistes de réflexion au niveau des professionnels de santé s’initient.
- La responsabilisation des officines lors de la délivrance des ordonnances a ouvert
des pourparlers avec les laboratoires pharmaceutiques sur les conditionnements des médicaments et les génériques…
- Le suivi du parcours de soin et du bon usage du médicament par le médecin généraliste et spécialiste pour un patient polymédiqué.
Il faut modifier profondément les habitudes sociales et économiques…
L’Arrêté du 23 mars 2006 prend des mesures de santé publique dans ce sens, et l’Assurance Maladie agit pour sensibiliser les assurés sur leur consommation médicamenteuse pour prévenir les événements indésirables.
Ne pas oublier que le risque iatrogène est lié au nombre de médicaments pris, et pas seulement au médicament lui-même.
Pour l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l'Afssaps),
il existe un risque d'accumulation du médicament, ou de ses métabolites, (substances organiques) lors de prises répétées. Aussi, faut-il se méfier de certaines associations involontaires, comme prendre à la fois des psychotropes, vasodilatateurs, des anti-coagulants…
Pour en savoir plus :
www.ameli.fr
- Marie Soulier
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