Lire aussi
Le tourisme moteur économique européen
Des labels et des hommes
L’Europe au chevet des patients transfrontaliers
Comprendre le traité de Lisbonne
|
Déménager en EuropeArticle du 16-03-2010
Pourquoi ne pas profiter de sa retraite pour changer de vie ? Déménager à l’étranger… L’Union Européenne offre un choix de pays favorables pour ce genre de projet, mais attention : acheter une maison à l’étranger ne s’improvise pas. |
PUBLICITE
Un bungalow à Herzlake en Allemagne ? Une villa de 280 m² à Bolsena en Italie ? Une maison contemporaine de 240 m² à Rethymno en Crète ? Et pourquoi pas une propriété de 1700 m² à Oradea en Roumanie ? Les sites Internet spécialisés dans l’immobilier regorgent d’offres aussi alléchantes les unes que les autres.
Si les critères de choix, pays, soleil, prix, m², peuvent paraître comme primordiaux, pas question de faire l’impasse sur les autres facteurs comme la fiscalité (taux des emprunts, droits d’enregistrements, impôts…) propre à chaque destination.
Depuis la crise financière, selon l’Organisation internationale des professionnels de l’immobilier (RICS), tous les pays d’Europe sans exception sont touchés par une crise de l’immobilier. L’Union Européenne a enregistré une baisse moyenne des prix de l’immobilier de 1.6% en 2008. L’Estonie a été le pays le plus durement affecté par la crise avec un recul de 23% des prix. Même l’Allemagne, l’Autriche ou l’Italie, pays jusqu’alors épargnés, ressentent les effets de la crise.
Est-ce le moment d’avoir un projet immobilier en Europe ? Oui. D’ailleurs, les professionnels du secteur de l’immobilier affichent un optimisme prudent pour 2010. Pour ceux qui souhaitent et qui peuvent investir, il y a encore de bonnes affaires immobilières à faire !
Une fois l’acquisition financée, il faudra payer des droits d’enregistrement. Une étude du Conseil Européen des Professions Immobilières (CEPI), publiée fin 2007, sur les droits d’enregistrement et les déductions possibles s’avère riche d’enseignements.
Selon cette enquête, les droits d’enregistrement diffèrent selon les pays et même selon les régions, à l’image de la Belgique où ils sont de 10% en Flandre, 12,5% à Bruxelles et en Wallonie.
Le CEPI conseille de bien observer également la déduction, possible ou non, (voir dans sa quasi-totalité comme aux Pays-Bas), des charges d’intérêts dans les revenus imposables. Déduire les intérêts change bien des données pour le calcul du remboursement de l’emprunt, mais présente aussi le désavantage de faire grimper les prix.
N’oubliez pas les impôts ! Reste résident fiscal français toute personne habitant plus de 183 jours par an en France (y compris à l’hôtel). Mais, déménager hors de l’hexagone ne signifie pas s’affranchir de toute fiscalité française. Tous vos revenus perçus en France (salariés ou non), demeurent assujettis à l’impôt sur le revenu français.
Avant d’investir dans une maison à l’étranger, la règle d’or reste de bien se faire assister juridiquement pour ne pas commettre d’impairs. Dans certains pays, comme la Grèce, les lois de protection des littoraux ou de sites archéologiques ne sont pas toujours respectées. Il serait dommage d’acheter une construction illégale et de ne pas pouvoir la revendre, voire pire : être obligé de la détruire.
Pour en savoir plus :
www.cepi.eu
- Frédéric Dubessy
Copyright photo : andrzej tokarski - fotolia.com

